Originally posted by Mephisto2Il pleure dans mon cœur
Plic, plac, plouche
il pleut,
il pleut,
il douche.
Je pense que ça aussi, est un poème de Baudelaire.
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur?
0 bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits!
Pour un cœur qui s'ennuie
0 le chant de la pluie!
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui écœure.
Quoi! nulle trahison? ...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine!
Originally posted by NordlysVous lisez Verlaine en Scandinavie? Je trouve ça une épreuve de bon goût.
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur?
0 bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits!
Pour un cœur qui s'ennuie
0 le chant de la pluie!
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui écœure.
Quoi! nulle trahison? ...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine!
Originally posted by FrenchQueenD'abord en Zimbabwe, puis au Cap où je travaille comme traducteur (seulement de français en anglais, ça va de soi). Je tape le français mieux que je ne le parle, mais ça va pour l'interlocution avec des rares gens français que je rencontre...
Mais où as-tu appris à parler si bien le français, si je peux me permettre?
La Courbe de tes yeux
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
Paul ELUARD, Capitale de la douleur (1926)